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Edito JP Polvent

Edito de JP POLVENT
Président SMLH 59
Octobre 2017.

Notre société des membres de la Légion d’Honneur est, vous le savez, riche de ressources et d’expériences solides. Elle est aussi profondément humaine, avide de partage, d’entraide et de solidarité. Elle veut qu'ensemble nous construisions un avenir, et il lui faut, pour cela, multiplier les outils d'une communication qui nous rapproche.
Il y a "la Cohorte", notre magazine national, et, depuis peu, la revue départementale "Au Fil de l'Honneur". La section du Nord vous propose aujourd’hui une publication sans papier, un site internet rénové pour renforcer le dialogue et l'échange, développer la conversation qui resserre les liens, faire circuler les idées et les propositions et diffuser l'information.
L'outil concerne tout le monde, n'oublie personne. Il se veut gage de cohésion, source d'enrichissement. Il a vocation à faire grandir notre présence, à la rendre attractive, à faire référence.
Les pages que vous avez aujourd'hui sur votre écran ont été largement remaniées. Elles sont claires, très accessibles, résolument modernes. Elles apportent une information toujours d'actualité.
Ce n'est pas la seule nouveauté de cette rentrée. Il y a aussi la page Facebook qui s'ouvre aux amateurs de la voie informatique, rapide et facile.
Je remercie ceux qui se sont lancés, et notamment Guy Favrie, dans cette belle entreprise et l'ont fait renaitre pour vous, avec compétences et brio.
Je vous souhaite un vrai plaisir au clavier.

Compte-rendu de l'assemblée Annuelle 2017:

Disponible dans la page Section / comptes rendus

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Villes ayant la Legion d'Honneur

Bernstein_on_Broadway En savoir plus
Edito H. Gobilliard

Hervé Gobilliard
Président SMLH Nationale

Faire de notre décoration un point de départ, pas une fin, La plus élevée de nos distinctions nationales, la Légion d'honneur, reconnaît des "mérites éminents acquis au service de la Nation" à titre civil ou militaire.
Cette reconnaissance, appréciée comme telle par ses récipiendaires, leur crée, nous crée, aussi des devoirs : donner du sens à cette reconnaissance, porter les valeurs qui la sous-tendent et les traduire spécialement auprès de ceux qui se trouvent en situation difficile.
Notre décoration est un point de départ, pas une fin ; le point de départ de nouvelles actions et non une fin en forme de consécration. C'est dans cet état d'esprit et avec cette ambition de mettre la Légion d'honneur au cœur de la Nation et aussi de nous mettre au service de nos concitoyens, que j'ai proposé à l’assemblée générale, qui l'a approuvée avec enthousiasme, une mission nouvelle, inscrite à nos statuts: "participer à des activités ou actions de solidarité nationale tout en renforçant les liens d'entraide entre les membres".
C'est ce même objectif que doit concrétiser notre démarche, l’Honneur en action. Nous sommes aujourd'hui quelque soixante mille légionnaires adhérents à notre Société des Membres de la Légion d'Honneur. Mon vœu est d'en faire une force d'action dynamique au service du prestige de l'ordre et des valeurs qu'il incarne.

Marie Angelique Duchemin

Marie Angélique DUCHEMIN
Première Femme a recevoir la Légion d'Honneur

Le repas de notre Assemblée Annuelle fut placé cette année sous le patronage de Marie Angélique DUCHEMIN, qui illustrait notre menu.
Mais qui était-elle ? cette première femme décorée de la Légion d’Honneur.
C'est sous la seconde République, le 15 août 1851, que la Légion d'honneur fut décernée officiellement pour la première fois à une femme, Marie-Angélique Duchemin veuve Brulon, sous-lieutenant aux Invalides, en raison de ses services militaires sous la Révolution.
Née à Dinan (Côtes-du-Nord) le 20 janvier 1772, fille et sœur de soldats engagés dans les armées révolutionnaires, Marie-Angélique Duchemin épouse un soldat nommé Brulon, et le suit avec son régiment (le 42e en Corse). Après les morts rapprochées de son mari puis de son père, Marie-Angélique décide, à 20 ans, de rester au sein du 42e régiment, où elle devient caporal, caporal fourrier, puis sergent-major.
Elle s'illustre notamment lors de la défense du fort de Gesco, le 24 mai 1794, comme en témoignent les commentaires de ses compagnons de guerre. Mais lors du siège de Calvi en 1794, elle est grièvement blessée et est admise à l'hôtel des Invalides, où elle restera jusqu'à sa mort le 13 juillet 1859.
En 1804, le maréchal Sérurier sollicite la Légion d'honneur pour la veuve Brulon, sans réponse favorable. Sous la Restauration, Marie-Angélique reçoit l'épaulette d'officier mais toujours pas la croix de la Légion d'honneur.
Le 15 août 1851, le Prince-Président Louis-Napoléon Bonaparte décide donc de distinguer Marie-Angélique Brulon. Cette femme, âgée alors de 79 ans, représente en effet un symbole fort, celui d'une femme ayant combattu au cours des guerres de la Révolution, un héritage auquel Louis-Napoléon Bonaparte souhaite associer son image, à l'aube du coup d'État du 2 décembre 1851.

Marie Angelique Duchemin